texte triptyque atelier Bacon

A la recherche de l’accident …. On l’a trouvé !! On a compris qu’il ne fallait pas lécher l’oeuvre mais qu’on aurait pu. Elle, par contre, aurait bien voulu être léchée. Mais on a bien respecté la règle qui était de ne pas lécher. Elle est où la langue ? On l’a bien cachée, fallait pas la montrer. Le problème quand on lèche c’est qu’on risque d’avaler et le passage peut alors être être obstrué. La consigne n’était-elle pas de risquer l’accident ?… lire la suite


L’histoire des objets

L’histoire de ton objet

Un sifflet. Bien sûr cela rappelle le cours de gym à l’école. Mais aussi le chef de gare, les trains les voyages. Un sifflet, c’est aussi un outils d’arbitrage, un top départ, une fin de partie, un signal de détresse, un jeu d’enfants qui nous casse un peu les oreilles. Je siffle, je souffle. Et pourquoi pas la capoeira, le Brésil ?

L’histoire de mon objet

Je n’aime pas les sifflets. ordre, hiérarchie, structure, rappel à l’ordre. Ils m’obligent à rentrer dans les rangs, ils veulent m’obliger à m’aligner, me dissoudre dans le groupe. Je déteste les sifflets… Mais au fond, que faisait-il dans mon sac ?… lire la suite


Le monde semble en désordre

Le monde semble en désordre et les humains…

… marchent dans l’ordre
… comptent les minutes pour ne pas manquer la danse
… y contribuent grandement
… s’accrochent au radeau de la méduse
… n’aiment pas ranger leur chambre
… ne chantent en choeur qu’un gai vacarme
… tels des héros de comics, sont là pour le sauver
… répètent et répètent : « c’était mieux avant »
… nous y sommes attachés sans en être l’esclave
… parfois oublient qu’ils sont humains
… serrent les poings au lieu de se serrer les coudes. Toujours rien pigé… Ca viendra peut-être
… suspendus à une corde, s’y mirent comme dans un miroir
… posent leur touche de folie
… dé-priment, dé-rivent, dé-rident, (se) dé-nudent
… s’efforcent de renaître des cendres de leurs ancêtres tels des Phénix… ou pas
… célèbrent l’anniversaire de Pascale
… s’échappent pour retrouver leurs rêves
… s’abordent ?
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Il faut de tout pour faire un monde

 

LOLA

Le déménagement était terminé. Après avoir terminé les derniers rangements, Lola a regardé par la fenêtre de la chambre à coucher et s’est sentie seule. Seule, comme la dernière mie qui reste sur l’assiette après le goûter. Seule, si seule.

Joseph, son mari, était déjà occupé à apprivoiser le jardin. Il arrachait des mauvaises herbes. C’est lui qui avait flashé sur cette maison isolée située le long de la grand-route. Lola l’entendait siffloter en travaillant.

Au loin, elle a vu Jack, le chien du bar des Amis.  Il vivait une vie de chien errant alors qu’il aurait pu être en bonne compagnie.… lire la suite


Portrait d’une Franchisseuse

Je m’appelle Chouchou et je fais fantasmer les femmes.

Parce que j’ai franchi les frontières de ma famille.

Je n’ai pas fui, non.

Chaque jour, mes efforts forgent un firmament qui sera fatal aux fantômes fous de leur passé.

Finalement, elles pourront fendre leurs fêlures avec force.

Elles pourront renvoyer leur foutre dans la fange.

Elle pourront fêter leurs formes fièrement.

 

Céline, pour Chouchou… lire la suite


Abécédaire

Abécédaire « Lire, Ecrire, Créer »

Anne

 

Accident

Ca devrait faire mal, un accident…

Larousse commence sa définition par : « Evénement fortuit qui a des effets plus ou moins dommageables… »

 

Evénement fortuit, oui oui…

Dommageable, en art, non non…

En pédagogie aussi parfois…Hihi…

C’est si bon de se tromper…

 

La faute, l’erreur, devient source de découverte de plaisir, on se surprend,

on s’émerveille du clin d’œil dont la tache, le mot qu’on ne cherchait pas, nous gratifient…

 

Clin d’œil ? Mon œil, cela devient le cœur de l’œuvre… oui oui…

J’exagère peut-être… ?

 

Bon, mais quand on cherche l’accident- d’accord, ce n’est dès lors plus un accident !!!!- Pfffff

Je disais donc, quand on suit la consigne de l’accident, – Mamma mia, on nage en plein délire !- c’est parfois la sage application, la structure bienveillante, l’esthétisme….… lire la suite


Abécédaire – Guerilla

Ecrire c’est une manière de devenir sensible à la cruauté. Il y a toujours quelque chose qui résiste. C’est une chose qui appartient à toutes les dimensions de la vie, de l’organique jusqu’à l’éthéré. Donc cela fait partie du processus vital.

Il faut préserver la résistance si nous choisissons la vie. Il faut avoir foi. Il faut avoir confiance dans la résistance. Ne pas la nier, ne pas la juger. Il faut faire ses comptes avec la résistance. La résistance n’est jamais neutre. Elle est comme les Titans, comme Chronos, Tifeo, force invincible. Vous ne pouvez pas vaincre la résistance. Ce serait un plan fou et stupide.… lire la suite


Histoire de ton objet -Histoire de mon objet

L’histoire de ton objet

C’est l’histoire d’un porte-clefs : celui qu’il t’a offert aux premiers temps de votre relation.

Il n’osait pas te dire « je t’aime », intimidé par ce sentiment neuf qui l’habitait. Il avait trouvé une voie détournée pour la confidence : un porte-clefs avec quatre breloques : Un « L », un « O », un « V » et un « E ». Tu as chaviré…

En ce temps-là, tout t’émouvait davantage. Comme si tu découvrais le bleu du ciel, le chant de l’oiseau ou la beauté d’un caillou.

Tu vibrais pour un regard, une hésitation dans un mot, un rougissement fugace, une main posée, une mimique de surprise.… lire la suite


Leçon de l’histoire du Rabbin selon Marco

Il y a peut-être une excuse pour  ceux qui ne peuvent pas allumer un feu.

Peut être que détruisant toutes les forêts, Dieu a refusé d’entrer dans une menuiserie.

Peut-être que nous avons vendu le soleil pour une histoire d’abat-jour.

Peut être que nous sommes de pauvres comédiens .

 

Marco

 … lire la suite


La sineddoche, capriola dei poeti

Prendo il primo frammento di corpo. Una sineddoche corporea, capriola dei poeti. Respiro, m’ispira. Je le décalque. Je le décalque ? pourquoi ? Non so come cominciare. Je le decalque avec un bic. J’aime le bic, sa trace est élégante mais c’est aussi une cage. Une cage élégante.

Ne pas mettre les fleurs dans  la porte de ta cage… disait ce gars, l’anarchiste là-bas. Vous ne voulez plus sortir. Mais oui… parla facile l’idealista, tutto impegnato a liberarsi, ma da che ?

C’est jolie ce jaune, il m’éblouit. Et le rouge. Qu’est qu’il fait le rouge ? Il est rusé le rouge… fai attenzione… è  furbetto il rosso, s’insinua, ti appassiona e poi ti lascia solo, solo davanti al figurativo.… lire la suite


« Homo sum: nihil a me alienum puto »

Analyse réflexive personnelle 

16 août 2016

Terence : Homo sum : humani nihil a me alienum puto

Cela reviendrait-il à dire que l’humain se résume à des comportements limités et récurrents, bien sûr combinables… mais puisant aux sources archétypales…

J’aime écrire spontanément et seule…

La rencontre avec les autres est plus difficile car il est difficile de lâcher le « je me compare, j’hésite, je ne me fais pas confiance, que va-t-on penser… » pour s’engager sur le chemin du « on construit ensemble, on lâche un peu de soi, mais pas trop, on rencontre l’autre, sans tout à fait se perdre soi… », ce qui est une aventure fabuleuse et qui peut se produire si la volonté de l’équipe, petite ou grande, est là, respectant l’individu dans le collectif.… lire la suite


Histoire de l’affranchie

Je m’appelle Fanny (en fait mon vrai nom, c’est Claudie) mais le marchand d’esclaves  qui m’a vendue a décidé que je serais Fanny. Je suis ce qu’on appelle une esclave ‘marron’, c’est-à-dire une qui s’est barrée sans demander son reste.  J’ai franchi le barbelé qui m’a arraché la peau et fait un gros trou à la cuisse gauche.

J’ai tout de même foncé. Les pièges, j’en ai rencontrés  : gardes, chiens, chasseurs, vagabonds, humiliations, insultes, jurons …name it.  Je me dis souvent que d’autres y auraient laissé leur peau.  Alors une vague de fierté m’envahit . Toutes ces années, je marchais tête baissée pour qu’on ne me reconnaisse pas, pour faire illusion comme on dit.… lire la suite


Portrait d’une franchisseuse

Je m’appelle Ejona et j’ai 15 ans. J’habite avec mon père Ilir, ma mère Fidane, et ma petite sœur Erlinda dans une caravane d’un Centre Croix Rouge. Je me maquille de temps en temps parce que j’ai la rage.

Mes parents ont utilisé toutes leurs économies pour payer le voyage en bus qui nous a amené ici, en Belgique depuis l’Albanie, il y a tout juste une année.

Je m’appelle Ejona et j’ai 15 ans. En un an j’ai franchi au moins 20 années de vie. A la maison c’est moi qui parle avec l’assistante sociale pour chercher un appartement, ou pour nous inscrire à l’école, ma sœur et moi.… lire la suite


Extrait du livre « Le bar épicerie »

C’était toujours maman qui sortait pour les courses, les démarches, le médecin, l’école… Elle ôtait son tablier, l’accrochait au clou, à côté des essuies, prenait son cabas, même si elle ne devait rien rapporter.

Papa était le gardien des lieux. Lorsqu’il n’y avait pas de clients, les après-midi d’été, il s’asseyait sur une chaise, près de la porte. Il avait toujours l’air de s’excuser quand il était là. Je n’ai jamais su s’il s’excusait auprès de bar de lui tourner le dos, durant ces quelques minutes d’inattention. Ou alors s’il s’excusait d’occuper un peu de l’espace du dehors.

Il aimait quand le chien de Paco venait lui lécher les mains qui sentaient toujours un peu la bière ou le rouge.… lire la suite


A fleur de peau : le triptyque

Comme un visage éclaté qui devient bouillonnement cérébral (Micheline)

Comme un visage éclaté qui s’estompe peu à peu (Natalie)

Comme une femme couchée qui se retrouve dans la promesse d’un être neuf (M)

Comme une femme couchée qui devient une route semée de petits cailloux (N)

Comme cette main posée là sur les vagues du temps (M)

Comme cette main posée là qui refuse de faire des promesses (N)

Comme un nombril mauve prêt à s’ouvrir (M)

Comme un nombril mauve d’avoir vécu si longtemps (N)

Comme un écheveau de vaisseaux montrant le chemin de la vie (M)

Comme un écheveau de vaisseaux vidés de leur substance (N)

Les bras comme des branches : leurs nœuds nous disent où l’homme a dû baisser la tête (N)

Un cœur solaire battant jour après jour, marquant le pouls des corps qui se rencontrent (M)… lire la suite


Les termites dans les poches

Terre occupée.

La classe comme une carte vide. Le vide il ne faut pas le remplir par la force, mettre les chose sur les choses. Peut être parfois que oui. Mais il y a le risque de remplir tout.

Le point est fait en ligne et la ligne devient une surface. La surface recouvre et écrase ce qu’il y a dessous. Il faut respecter le vide qui est l’espace pour le souffle. Ah… idée ! Et si nous mettions des termites dans les poches des enseignants ?

Marco

 … lire la suite


Au borinage aborigène…

Un jour j’irai en Océanie, chez les Walablief manger un cornet de frites à l’envers, sous la croix du sud, et j’ouvrirai un théâtre de poche, dans un kangourou. Ou alors un fritcoast, sur la côte… Je m’enverrai des boomerangs: par Sobelair, avec un timbre oblitéré pour le retour, sur un air de didjeridoo, au borinage aborigène, ornithorynquement. Je rêve.

 

Là:

“Survivre dans le bush”, se disent-elles.

Ici:

“Faire une lessive” me dis-je.

Là:

“Tailler, creuser le didjeridoo” songent-ils.

Ici:

“Penser à prendre mon i-pod” se disent-elles.

Là:

“Chasser dans la poussière aride, orange et rouge.

 

Surconsommer, se sur-consumer dans la jungle bouillante de béton et de l’acier des villes…

Sarah se maquille …

Les aborigènes se peignent le corps…Un point, c’est tout.lire la suite


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Habiter la terre : quel héritage ?

Atelier « Le grand saut »

Pistes :

  • Terre occupée, terre partagée
  • La transgression créatrice
  • Ce que je fais de ce que j’ai reçu
  • Entre perte et reconstruction

En écho au rêve du petit lézard…

Images

De Bruxelles ou La Marlagne à Katherine...

De Bruxelles ou La Marlagne à Katherine…

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Territoires révélés

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Le rêve du lézard

Assoupie ce midi, le dos collé à l’herbe, j’ai rêvé d’un groupe d’Aborigènes interprétant la messe en si de Bach. Ils chantaient rigoureusement les notes de la partition, c’était superbe mais, si je ne rêvais pas, je n’aurais pas pu dire que c’était du Bach. On aurait dit que des galets s’entrechoquaient dans la gorge des chanteurs et que du sable glissait dans les sons. J’aurais tant voulu convier Jean-Sébastien dans mon rêve.

Ce rêve ouvrait tout à coup des pistes sous mes pas. Je ne chanterai jamais avec des cailloux du bush dans la gorge. Je ne serai jamais une femme du rêve du bâton à fouir.… lire la suite


Je suis Homme

… rien de ce qui est humain ne m’est étrangé

 

Je ne pense pas pareil.

D’après moi, nous sommes tous différents, tous étrangers les uns des autres, loin des planches d’anatomie, des « standards » de la science, des religions,…

Tous différents et donc riches de partages, questions, réflexions, dons,…

Ces différenctes peuvent effrayer les autres ou soi même.

« rien de ce qui est humain ne m’est étrangé » ?

Que contient « ce qui est humain » ?

 

Isabelle – analyse réflexive – Il faut de tout pour faire un monde… lire la suite


Dans le prolongement de Terence

« Je suis homme : je pense que rien de ce qui est humain m’est étranger »

L’homme à la moto, Lola, le petit Jules mort dramatiquement dans un bête accident de voiture, Joseph et sa vache Mia, les habitués du café Le Rivage, Hervé et son amoureux Paco, il me semble bien que je les connais.

Au fil des lectures, des images de gens connus ou non défilent au rythme de mon enfance, de mes voyages. Certains, je les ai peut-être même rencontrés.

Les événements du quotidiens arrivent et se succèdent. Le temps n’est jamais vide, sauf si on se bouche toutes les écoutilles.… lire la suite


Lire, écrire, créer – S’engager dans les mots, avec les mots

- LASSABLIÈRE-HILLORST Pascale
- RASSON Natalie (CGé)
Animatrices d’atelier d’écriture et de création

Descriptif
Si nous pouvons parler de nos ancêtres aujourd’hui, c’est parce qu’ils nous ont laissé des traces. Le besoin de raconter, de faire récit du quotidien, de témoigner de l’histoire, d’inventer des espoirs pour demain, nous construit depuis la nuit des temps. Aujourd’hui dans notre monde numérique, de l’image, comment se traduit ce besoin de récit ? Qu’en faisons-nous ?

L’écriture pourrait-elle être une voie pour nous relier les uns aux autres ? Pour entrer dans l’épaisseur des choses ?

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