Au borinage aborigène…


Un jour j’irai en Océanie, chez les Walablief manger un cornet de frites à l’envers, sous la croix du sud, et j’ouvrirai un théâtre de poche, dans un kangourou. Ou alors un fritcoast, sur la côte… Je m’enverrai des boomerangs: par Sobelair, avec un timbre oblitéré pour le retour, sur un air de didjeridoo, au borinage aborigène, ornithorynquement. Je rêve.

 

Là:

“Survivre dans le bush”, se disent-elles.

Ici:

“Faire une lessive” me dis-je.

Là:

“Tailler, creuser le didjeridoo” songent-ils.

Ici:

“Penser à prendre mon i-pod” se disent-elles.

Là:

“Chasser dans la poussière aride, orange et rouge.

 

Surconsommer, se sur-consumer dans la jungle bouillante de béton et de l’acier des villes…

Sarah se maquille …

Les aborigènes se peignent le corps…Un point, c’est tout.

Des rites pleurent contre les vitrines de nos modes passagères.

Ce sont des gestes de survie qui répondent aux habitudes conditionnées de notre oxydant univers.

Un ethnocide caché, une acculturation (modèle déjà éprouvé)?

L’empoisonnement de notre terre nourricière nous rend complices.

Et pourtant des rêves à n’en plus finir. C’est le pays des rêves, des terres-mythes en évolution, contre Disney land et le parc Astérix réunis.

Vous avez dit “sauvages »?

 

Guy Rombaux – Août 2016 (La Marlagne – Wépion)