Ecriture et travail


Questions à propos de la mise en patrimoine

Odette et Michel Neumayer
Animateurs d’ateliers d’écriture et analystes du travail
Marseille

 

« … les hommes, dès l’enfance s’informent dans le patrimoine universel, s’individuent au cours des expériences sociales que la vie leur propose, cela ne peut être sans conséquences profondes sur la question de la connaissance des sujets singuliers ainsi formés. » Yves Schwartz [1]

 

 

Cette réflexion du philosophe Yves Schwartz situe d’emblée le terrain où se pose la question de la mise en patrimoine. Elle est à la fois un aller-retour entre présent et passé dans la perspective d’un futur et elle a à voir avec la transmission, le devenir homme, la construction des savoirs.… lire la suite


Constituer le point de vue du travail, un enjeu majeur

Le travail entre expérience et concepts

Odette et Michel Neumayer

Analystes du travail
Concepteurs d’ateliers d’écriture

 

« L’exercice professionnel évoluant toujours vers davantage de production et de transmission de savoirs, la formalisation de l’expérience apparaît comme une condition du travail » (…) « Un peu comme si l’analyse du travail faisait désormais partie du travail lui-même ». Yves Clot[1]

 

Les grands mots sont lâchés : travail, expérience, formalisation. C’est autour d’eux que s’organise cet article. Pour cela, nous nous appuyons sur les apports d’une formation en « ergologie »[2], qui dans notre pratique professionnelle quotidienne nous ont été fort utiles[3].… lire la suite


Du mythe de Sosie aux origines de la démarche « Sosie »

Du mythe de Sosie
aux origines de
la démarche « Sosie »

Sylvie Chevillard
Odette et Michel Neumayer
GFEN

On connaît les amours insatiables de Jupiter, les mille et une péripéties qui ont inspiré la verve de Plaute et celle de Molière ! Bien qu’on le cite souvent, on connaît moins les détails de l’histoire de Sosie, un être au destin curieux que Jupiter instrumentalisa pour arriver à ses fins ! L’histoire de ce personnage nous replonge dans un fameux quiproquo conjugal dans lequel plusieurs personnages se substituent les uns aux autres : Jupiter, roi des Dieux se substitue au roi Amphitryon ; Mercure, messager de Jupiter à Sosie, valet d’Amphitryon !lire la suite


Écrire et faire écrire à propos du travail

Ecrire et faire écrire à propos du travail :
quelques manières d’aborder la formation d’adultes, entre éducation nouvelle et ergologie.

 

 

Odette et Michel Neumayer
Formateurs d’adultes, concepteurs d’ateliers d’écriture
Marseille, France
www.ecriture-partagee.com
www.gfenprovence.fr

(N.B. Cet article est paru sur un site italien consacré aux questions de la formation et du travail, d’où sa référence à « la France »).

Cet article n’est pas un panorama de la formation d’adultes en France

Cet article n’est pas un panorama de la formation d’adultes en France. Il se veut simplement un témoignage, le récit un peu analysé d’une expérience singulière, dans les deux sens du terme :

  • singulière car portée par des sujets inscrits dans une histoire, un réseau de rencontres, du partage, du militantisme ; deux personnes tentées par l’autodidaxie et l’invention.
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Constituer » le point de vue du travail, un enjeu majeur

Le travail entre expérience et concepts

Odette et Michel Neumayer
analystes du travail concepteurs d’ateliers d’écriture

"L'exercice professionnel évoluant toujours vers davantage de production et de transmission de savoirs, la formalisation de l'expérience apparaît comme une condition du travail" (...) "Un peu comme si l'analyse du travail faisait désormais partie du travail lui-même". Yves Clot
Les grands mots sont lâchés : travail, expérience, formalisation.

C’est autour d’eux que s’organise cet article. Pour cela, nous nous appuyons sur les apports d’une formation en « ergologie », qui dans notre pratique professionnelle quotidienne nous ont été fort utiles.

Le mot « travail » n’a pas bonne presse, il porte en lui un conflit sémantique et pas mal d’ambiguïtés.

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Écriture solitaire ? Non, partagée !

L'écriture serait-elle par nature un fait solitaire qui ne se partage pas ? Nous avons fini par admettre sans plus nous questionner la vision romantique de l'écriture, avec l'image de l'écrivain retiré dans son antre, tout entier tourné vers lui-même et son œuvre.
Certes, "Faire de l'écriture un bien partagé", est une expression[1] forte, reprise ici et là, en France et ailleurs. Elle a l'air d'aller de soi, mais elle demande à être travaillée. Nous désirons montrer qu'elle peut se vivre au cours de toutes sortes de situations. À partir de quatre exemples, nous tenterons de mettre en lumière ce qu'elle signifie pour nous.
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