Jour 5 – Ecriture, le voyage immobile

Quand nous avons pensé la semaine avec Natalie, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas travailler l’idée de mouvement sans penser celle de l’immobilité. Comment l’écriture fait mouvement quand elle se produit dans les lieux d’enfermement ? Et comment nous ramène-t-elle en même temps à os sources, à nos points d’ancrage ?
Aujourd’hui nous proposons, en continuant de creuser la question de Calais d’abord, et en découvrant ensuite un poète qui a vécu l’expérience de l’enfermement, de toucher à quelque chose de l’universel.


Réinventer Calais : convoquer les acteur avec deux mots « débrouiller – cuisiner »

En septembre 2015, la petite ville de Theux accueillait plusieurs centaines de réfugiés dans son camping de Polleur. A l’époque c’était Caritas qui gérait. Caritas représenté par une équipe de 4 personnes qui faisaient des roulements à 2, jours, nuits, week-end, tous les 4 jours. C. avait pensé travailler une semaine, elle est restée 3 mois.

Les repas étaient organisés par un traiteur qui apportait des repas chauds une fois par jour, sous vide. Croyant bien faire, il soignait une cuisine aigre douce. Il avait entendu que de nombreux afghans étaient présents. Il y avait aussi des syriens…

Il pensait peut-être que l’Asie n’étant pas si loin… Mais au camping, il en était tout autre.… lire la suite