Entre papier et Internet


Retour, sous forme d’abécédaire,
sur une création numérique

 

Bien des choses se bousculent du côté du numérique. Le nombre de sites accessibles sur la Toile est en constante augmentation. De plus en plus de créateurs explorent des formes hybrides mariant image, son, installation. Plus près de nous, les mails grignotent les correspondances d'antan. Les newsletters remplacent les tracts. La vidéo a bien souvent pris le pas sur la lecture. Les œuvres littéraires migrent vers de nouveaux formats électroniques. Le copier / coller fait un tabac chez les plus jeunes. Les cours en ligne, les corrigés, les espaces commerciaux de mise à niveau pullulent. L'Éducation nouvelle est-elle concernée ? A-t-elle innové ici ou là en la matière ?

 Alain Desmarets (CGé)
Stéphane Lambert (CGé)
Odette Neumayer (GFEN)
Michel Neumayer (GFEN)

 

Cet article a été publié en 2010
dans la revue DIALOGUE du GFEN
N° 137 « Education nouvelle en marche.
Chantiers d’avenir »

T comme Techno…

Parce que nous ne sommes ni technophiles béats, ni technophobes endurcis ; parce que l’Éducation nouvelle ne peut ignorer cette nouvelle donne en matière d’accès à l’information, accès actuellement réservé aux pays riches ; parce que même dans nos pays connectés, ils sont rares ceux qui se voient comme producteurs de nouveaux objets multimédia ; parce l’informatique est peu associée à l’idée de pratique collective et solidaire ; parce que bien des concitoyens pensent qu’elle est LA solution aux questions d’éducation, de culture et de développement ; parce que les usages de cet outil sont encore peu développés alors qu’ils sont potentiellement infinis ; parce qu’aucune technologie n’a de sens en elle-même ; parce que les arguments pour et contre s’agitent dans nos têtes… nous avons tenté une expérience, un SPIP, croisant « écriture en atelier » (2 années consécutives, 6 jours en résidentiel[1]) et « publication en temps réel sur Internet »[2]. Nous ? Deux Belges, versés en informatique, adeptes de la P.I. (pédagogie institutionnelle) et deux Français, animateurs d’ateliers d’écriture, tenants de l’Éducation nouvelle.

Pour tirer quelques leçons de cette expérimentation, nous optons dans ce texte pour une écriture par mots clefs et mettons l’accent sur les nouvelles possibilités de diffusion de textes produits en atelier, sur l’idée de responsabilité éditoriale collective, sur un nouveau rapport au temps laissant de côté aussi bien les contenus des ateliers que leur conduite, sujets déjà abordés aussi bien dans la revue Dialogue que dans des livres[3]. (O. et M.N.)

 

S comme SPIP…

« SPIP est un système de publication pour l’Internet qui s’attache particulièrement au fonctionnement collectif. SPIP permet de fabriquer et de tenir un site à jour à plusieurs, grâce à une interface très simple d’utilisation. 
L’intérêt de SPIP est de gérer un site Web de type magazine, c’est-à-dire composé principalement d’articles et de brèves insérés dans une arborescence (facilement modifiable) de rubriques imbriquées les unes dans les autres. 
Il est de séparer entièrement, et distribuer entre différentes personnes, trois types de tâches : la composition graphique, la contribution rédactionnelle via proposition d’articles et de brèves, et la gestion éditoriale du site (tâche qui comprend l’organisation des rubriques, la validation des articles proposés…) ».[4]

Dans SPIP, chaque production ou texte s’appelle un article. Un article peut contenir un poème, une histoire, un récit, une interview, une galerie photo, toute trace écrite agrémentée ou non d’une ou de plusieurs illustrations (sons, vidéo). Tout article doit être déposé dans une rubrique existante. Et là commencent les problèmes et donc l’intérêt de la chose. (A. D.)

 

A comme Archivage…

Ou de la « Mallette Universelle des Écrits » (MUE 2000) à la « Maison Universelle des Écrits » (MUE 2006-07) : une difficulté croissante, l’archivage.

Que deviennent les textes écrits en ateliers d’écriture ? Plus généralement, que deviennent les productions d’ateliers de science, de grammaire, d’histoire ? Ne sont-elles que prétextes à réflexion, analyse, construction de savoirs, vite élaborés, vite abandonnés ? Que deviennent nos notes, brouillons, cahiers, carnets, bouts de papier où est consigné ce qui est souvent création, balbutiante certes, mais déjà objet à part entière ? Personne ne le sait. Peu s’en soucient.

Dès 1984, en créant la revue Filigranes[5], nous imaginions un lieu de diffusion et de retravail de textes d’ateliers. Nous étions encore dans l’univers papier. 20 ans plus tard, la folie de l’Internet et l’idée que nous pouvions désormais diffuser à une échelle planétaire, nous amenait à imaginer, en clin d’œil humoristique, une « Mallette universelle des écrits », petite valise en rotin de 50 x 70 cm que nous transportions sur les places publiques. C’était un joyeux capharnaüm dans lequel on ne pouvait prendre un texte déjà écrit par un autre qu’à condition d’y déposer le sien. Le pas numérique fut franchi en 2006. La « mallette » devint « Maison universelle ». (Note : ancêtre de la version actuelle du site)

Avec le développement rapide des espaces de stockage sur disques durs et sur le web, le problème de la nomination, de la catégorisation, de l’indexation des données devient cruciale. Quelle structure donner à notre Maison Universelle ? En imaginant, la première année, des rubriques, ou dossiers nommés « buanderie », « cuisine », « infirmerie », « galerie », « atelier », « cave », « musée », « grenier », nous filions la métaphore architecturale. En imaginant, la deuxième année, une agora, une buvette, une cave, un labo, nous tentions de reproduire la structure même d’un stage de formation.

Mais qu’est-ce qui fait repère pour un écrit ? Qu’est-ce qui permet à un moteur de recherche de le retrouver ? L’endroit où il est déposé ? Son nom, mais lequel choisir ? Son contenu, mais comment le résumer ? Sa forme ou son format (texte, image, vidéo, son) ? On peut ici s’interroger sur la manière dont un apprenant identifie les champs de savoirs ; range ses connaissances pour qu’elles deviennent des compétences ; fabrique des liens, la fameuse transversalité dont rêvent tous les pédagogues.

L’informatique impose de faire des choix. Elle limite, non en théorie, mais dans les faits, les possibilités car la mémoire humaine est oublieuse et l’esprit frondeur. Si, dans notre MUE, le consensus s’est vite fait sur l’idée de laisser des traces des différents ateliers-labos, la mise en œuvre fut moins évidente. Bien des textes auraient pu, à juste titre, se trouver rangés ailleurs, peut-être même en collision poétique avec les intitulés, un peu à la manière des binômes imaginatifs d’un Gianni Rodari[6]. (O. et M. N.)

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R comme Responsabilité…

Dans un atelier d’écriture, La mise en commun et le partage entre écrivains par la lecture orale développe les valeurs de solidarité et de respect dans un mélange paradoxal d’intimité et de curiosité bienveillante.

Mais que se passe-t-il quand on débute un atelier en annonçant que les textes produits seront publiés sur Internet ? Qu’on va faire un site en 6 jours ?

Chaque site SPIP possède une partie privée qui est la plaque tournante de tout le travail invisible d’organisation du site, mais aussi d’un immense bac à sable confidentiel.
Chaque rédacteur peut travailler à ses textes dans cet espace privé, c’est-à-dire poser un premier jet, invisible aux autres rédacteurs, retravailler, raturer, copier-coller, transformer. Une fois qu’il estime son texte lisible mais pas encore fini, il peut le proposer aux autres rédacteurs qui peuvent ainsi réagir aux textes en chantier. Il peut ainsi solliciter la communauté des rédacteurs pour l’aider à affiner, préciser, approfondir, réduire, réécrire sa production. C’est comme un forum, mais interne, à l’abri du monde extérieur.

Cet espace privé est une sécurité qui permet de produire imparfaitement, sans risque de lecture déplacée, sans risque de critique inopportune. Par contre il permet un appel volontaire à la critique des pairs, dans la volonté d’avancer dans l’écrit.

S’est posée alors la question de la responsabilité éditoriale. Qui est responsable quand il y a plusieurs rédacteurs ? Les articles ont un statut, un état qui est évolutif. Un article passe d’un état à l’autre : il est d’abord en cours de rédaction, puis il est proposé à la publication par son auteur et, enfin, avec l’accord d’une personne ayant un statut d’administrateur responsable, stade ultime, aboutissement et couronnement du processus de participation à cette œuvre collective : la publication en ligne. C’est là que le texte sort de l’ombre, avec l’assentiment d’un garant responsable. Mais avec quel principe et en fonction de quoi ?

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Nous, les animateurs de l’atelier, nous sommes présentés comme éditeurs responsables et, à nos côtés, la Déclaration universelle (comme la maison) des Droits de l’homme comme critère d’éligibilité et de publication. Solide garde-fou. Mais en même temps pas très efficace quand il faut décider de savoir si un texte respecte ces droits quand il parle d’une autre personne. Faut-il respecter le droit à l’expression quand celle-ci ne respecte pas les personnes ? Et puis comment prendre distance par rapport à nos propres sensibilités, susceptibilités, fragilités ? La solution (et la garantie) que nous avons trouvée est d’attribuer ce pouvoir de validation à au moins deux personnes. Donc un texte devait être lu par au moins deux personnes (dont un des responsables de l’atelier) pour qu’il aie le droit d’être publié et donc lisible par le monde entier. C’est ce dispositif collectif qui a permis de passer de la juxtaposition d’expressions individuelles (telles que les blogs le permettent) au questionnement collectif de notre responsabilité à tous. C’est clairement SPIP qui a imposé une coopération, une confrontation qui a permis de dépasser l’isolement de tous ces ordinateurs personnels. Avec SPIP on reviendrait à une logique du même ordre que celle de l’imprimerie utilisée par Célestin Freinet. L’imprimerie, simple technique ? NON ! Transformation du rapport au savoir qui fait passer du statut de consommateur à celui de producteur de savoirs et diffuseur responsable, car engagé vis à vis d’autrui. (A.D.)

 

L comme lectorat…

Cette dimension de responsabilité conduit à une réflexion sur notre lectorat. Qui va nous lire ? Comment savoir qui visite notre site ? Doit-on écrire pour un lecteur potentiel ? Doit-on écrire pour être lu ? Notre cocon de l’atelier n’est-il pas suffisant pour nous faire évoluer ? Finalement l’art a-t-il du sens s’il n’y a point de spectateurs ? Ces questions paralysantes furent assez vite contournées par l’envie de montrer le soir, après l’atelier, nos productions à nos proches, absents de cette expérience. Ce fut une découverte que de savoir qu’en publiant, on s’inscrivait dans le temps, dans un futur apparemment infini, qui, heureusement, ne freina en rien l’énergie d’écrire et de partager nos écrits. Au contraire !

Ce passage vers la lumière aveuglante de l’infini du cyberespace fut, à chaque fois, un petit pincement mystérieux et plein d’espoir : « Voilà, maintenant, nous sommes lisibles par le monde entier, et pour longtemps ! ». (A.D.)

 

T ou « d’un Temps à l’autre… »

Finaliser les textes produits en atelier d’écriture par leur publication dans la Maison Universelle des Écrits (MUE) a régulièrement ouvert pour les participants la question de leur rapport au temps. Le temps subjectif, celui du ressenti, le temps qui a manqué, ou qui n’en finit pas, ou qu’on aurait consacré à autre chose. Le temps collectif, celui de l’organisation, du cadre. Enfin, le temps qui se prolonge en dehors de l’atelier puisqu’il y a publication.

Il y a le temps comme les animateurs l’ont prévu, découpé, organisé. Ce temps qui définit un parcours, et même un itinéraire au fil des 6 jours de formation. Un parcours qui révèle une cohérence que nous, animateurs, espérons visible et efficace. Une organisation du temps qui devra s’adapter à ce qui s’est réellement déroulé et que nous revoyons en fin de journée, impliquant des renoncements, des choix collectifs en cours de route. Telle séquence de travail initialement prévue sera déplacée, raccourcie, voire supprimée. Intégrer la MUE dans ce parcours pose chaque jour la question du temps qu’on y réservera, et de sa place dans la journée. Être directif quant à la structure, l’agencement des « pièces » de la Maison afin de disposer plus de temps pour les moments d’écriture ? Ou alors prendre du temps pour poser ces questions collectivement ?

Il y a le temps comme enjeu de choix collectifs. Qui a la maitrise sur le temps du groupe, et comment cela se passe-t-il ? Ce qui relève de la part choisie et assumée par les formateurs, accueillie avec confiance et soulagement par les participants. Cela fait partie du « confort » des stagiaires de n’avoir pas à se préoccuper et débattre de tout, de se laisser guider…
Et puis, quand le temps ressenti se fait pressant, comment chacun s’autorise-t-il à reprendre possession du temps pour utiliser ou détourner le cadre… ? Pour décider d’aller plus loin dans un texte et d’en laisser un autre en jachère ? Comment la dimension personnelle de l’écriture de chacun trouve-t-elle place dans le collectif de la machine qui avance, prend une nouvelle direction, repart de plus belle ? Les séquences de travail prévues pour la réécriture des textes et leur encodage dans l’interface de la MUE sont perçues tantôt comme « stressantes » (surtout par les personnes qui se sentent moins à l’aise face au clavier) et d’autres fois comme des respirations : « Temps de la mue. Pause au sein de l’atelier. Qui joue peut-être le même rôle que les pauses en musique… et les silences, et les soupirs ! » (Corinne, une participante)

Il y a le temps comme mémoire. Au sein de l’atelier d’écriture, tous les textes sont lus par leur auteur. Paroles migrantes, le plus souvent sans retour. Le plus souvent, ces écrits deviendront mémoire intime : les archives personnelles, les textes qu’on choisit de ne pas partager hors du cadre prévu dans l’atelier, que l’on se garde parce qu’ils disent trop, pas assez, trop vite, trop brutalement ou trop doucement… Ces écrits qui finissent en points de suspension, ces instantanés qui le resteront. Ou qui seront repris, retravaillés personnellement après les 6 jours d’atelier ? Certains écrits seront toutefois partagés entre quelques participants : « J’ai apprécié ton texte, est-ce que tu es d’accord de m’en faire une copie ? » Choisir d’offrir ou d’échanger son texte, de le copier, de s’en défaire un peu, de lui offrir une vie hors des cartons d’archives intimes parce qu’il a touché, ému ou plu à un autre participant. Qui sait s’ils seront retrouvés, parcourus à nouveau ?

La publication des textes dans la MUE bouleverse en profondeur ce rapport personnel au texte et à sa pérennité. Il sera possible de retrouver, relire un grand nombre de nos écrits des années plus tard. Il sera possible d’y accéder au hasard d’un moteur de recherche ou au gré de clics successifs. La MUE permet le passage d’une mémoire individuelle à une mémoire collective de l’atelier. Elle offre un aller simple hors de l’espace et du temps.
Bien plus, chaque auteur, une fois qu’il a proposé son texte à publication et que celui-ci a été validé, rendu accessible en ligne pour tout un chacun, en est en partie dépossédé : il ne pourra plus, de sa seule initiative, l’effacer ou même le modifier. L’auteur devra faire appel à un administrateur de la MUE (un des quatre animateurs de l’atelier) pour pouvoir effectuer ces opérations. Mais à l’inverse du livre qui, une fois publié et distribué, échappe en partie à son auteur, il est possible de faire machine arrière… (S. L.)

 

P comme (rapport au) Pouvoir…

Avec SPIP, la construction collective d’un espace de création est possible. Cette construction renvoie à une réflexion renouvelée sur le pouvoir et le contrôle de ce pouvoir. Quel pouvoir ? Celui de chacun sur son texte : veut-on le garder « en sous-sol », le donner à lire, demander une validation, le mettre en ligne ? Celui du « validateur » des textes des autres : seront-ils mis en ligne ou non ? Celui du collectif sur la structure de site : quelle arborescence, quel habillage des textes ? Celui des experts informatiques (heureusement patients, pédagogues et bienveillants) au nom de leur savoir technique, de leur connaissance des arcanes du « code »[7]. Sans parler de celui des animateurs qui ont imaginé le dispositif.

Contrôle de tous par tous ? Non, mais prise de pouvoir par chacun sur ses textes et son écriture, sur la situation de production et de socialisation, avec la valeur « partage » comme horizon. (O. et M. N.)

 

 

C comme Concepts
pour éclairer l’action…

Avons-nous été lus, alors que nous n’avions investi aucune énergie dans la création d’un lectorat, contrairement aux adeptes des réseaux sociaux du type Facebook par exemple… Y avons-nous cru ? Nous sommes nous donné les moyens d’être lus ou était-ce encore trop tôt ?

La diffusion sur le Web éclaire d’une manière nouvelle et aiguë la notion d’intimité et le couple conceptuel « intime / extime »[8] qui est au cœur des ateliers de création. Tant que les écrits restent « dans » l’atelier, c’est-à-dire dans la partie privée du site, tous les membres du groupe savent à partir de quelles consignes et à quel moment ils ont été produits. On est en connivence. Mais une fois mis en ligne les écrits se « décontextualisent ». L’internaute qui les découvre rien ne connaît ou presque des conditions de leur production. La limite entre l’intime (le plus secret en moi, ce que je pense, ressens et m’avoue) et l’extime (ce que je décide, même sous le sceau de l’intimité, de livrer aux autres lors des mises en commun,) se déplace d’un coup ! Le jeu du montré / caché se complexifie. En effet, la chambre de résonnance, même potentielle, est d’une tout autre taille. Elle oblige à penser une échelle totalement nouvelle et suscite des sentiments ambivalents[9]. Du coup, le contrat qui lie scripteur et lecteur est encore moins contrôlable et peut-être plus angoissant ! Est-ce là une des raisons qui nous a conduits, chaque année, à étoffer les parties analytiques, les références, les photos, comme autant de tentatives pour créer ces « paratexte » et « péritexte »[10] devant rendre plus lisible ce que nous avons produit ?

Revenons à l’Éducation nouvelle. N’y a-t-il pas là matière à réflexion sur la dimension épistémique des apprentissages (ce que le sujet apprenant construit « pour lui même ») et la dimension épistémologique (ce que l’histoire nous dit de la construction « sociale » des savoirs). Sur l’intime et l’extime dans le savoir ? Sur de nouveaux objets de formation autour de la distinction public / privé, la différence entre information et connaissance (ou savoir). En un mot, réfléchir autrement à la question de l’individuation, c’est à dire au processus par lequel une personne s’identifie comme « je » face à autrui. (O. et M. N.)

 

M comme méthodologie…

Écrire un article à quatre auteurs qui habitent à plus de 1000 km les uns des autres, n’est plus un exploit avec l’utilisation des TICE. Cela demande seulement un peu d’anticipation, de l’organisation, pas mal de tâtonnements et une belle confiance réciproque !

Cet article s’est fabriqué avec des temps de vidéoconférence, des temps d’écriture chacun chez soi sur ordinateur. Les propositions de textes envoyés par mails étaient relues ensemble, sur écran, avec un œil critique. Une dernière vidéoconférence a permis de valider l’ensemble.

 

Alain Desmarets (A. D.)
Stéphane Lambert (S. L.)
Odette Neumayer (O. N.)
Michel Neumayer (M. N.)

B-Ottignies / F-Carnoux
Le 5 avril 2010

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[1] Atelier accueilli par les RPE (Rencontres pédagogiques d’été) de la CGE (Association Changement pour l’Égalité) Bruxelles. Sous le titre générique « Lire, écrire, créer », deux ateliers intitulés « L’atelier d’écriture… et après? » (2006), « L’atelier d’écriture… de résilles en réseau » (2007).

[2] L’idée était en quelque sorte de fabriquer une revue littéraire en ligne, ponctuelle certes, mais accessible à toute personne connaissant l’adresse du site. La technologie utilisée est celle du SPIP. C’est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU/GPL. Il peut ainsi être utilisé pour tout site Internet, qu’il soit associatif ou institutionnel, personnel ou marchand. » http://www.spip.net/rubrique91.html

[3] Voir « Animer un atelier d’écriture – faire de l’écriture un bien partagé » (O.M. Neumayer – Éditions ESF 2003-2008) et notamment un chapitre consacré à l’écriture hypertextuelle.

[4] http://www.spip.net/fr_article464.html

[5] www.ecriture-partagee.com

[6] Gianni Rodari, Grammaire de l’imagination, Éditions Rue du Monde, 1998.

[7] On appelle « code informatique » l’écriture par le programmeur (elle est invisible pour l’utilisateur) d’une suite d’opérations prédéterminées destinées à être exécutées de manière automatique par un appareil informatique.

[8] Michel Tournier nous a offert le néologisme en qualifiant ainsi son journal : Journal extime, Gallimard / Folio, Paris, 2004.

[9] Certainement excessifs en regard des statistiques, modestes (!), de fréquentation du site.

[10] Le « paratexte » est l’ensemble des discours de commentaire ou de présentation qui accompagnent une œuvre. (…) Le paratexte contient le « péritexte » qui est constitué du titre, du sous-titre, des préfaces, des notes en bas de page (…) et de la quatrième de couverture.