En te regardant comme un capon
Avec ma dégaine de plouc
Je me retourne, je cavale
Vers mon réduit en souk
C’est l’averse qui traverse
Arrosant mon cœur moribond
je me ronge les ongles, pauvre poltron
En pensant à ton cavalier de Perse
Longue est la nuit
A siphoner du bourbon
Embourbé dans les rues en sillons
je m’égaye sous la pluie
Soudain je tombe sur une toile
je me dit " a quoi bon !"
et puis " allons poltron"
j’sors de ce dédale
Arrivé à la maison
La chemise ébouriffé, l’pantalon débrayé
Je pense à la déesse Atée
Je me blottis sous l’édredon
’Y a rien à faire , j’suis un poltron
Le lendemain, je te vois qui papillone
Je fume clope sur clope
J’ai l’estomac qui ballone
Je voudrais tant être, mon chou,
Ton p’tit crouton, Ton polisson, Ton lourdaud, Ton p’tit poltron,
Je veux faire le grand Jacques
Tiens voilà ton cavalier de Perse
Avec son canasson, Grosse fesse
Je suis encore tout estomaqué
Y’ sent le crotin a plein nez
Je te regarde comme un capon
Partir sur ce maudit bucéphale
Avec ma dégaine de plouc
Je me retourne, je cavale
Vers mon réduit en souk