Sûr que s’arrêter pour faire le point est indispensable... L’atelier d’écriture est avant tout un défi et un défi qu’on fait ensemble, animateur et participants, passeur et découvreurs... bref comme on veut.
Nous les "passeurs" on a juste de la technique, des trucs pour favoriser la production, pour écrire avec plaisir, pour aider à réaliser qu’on peut écrire, pour aider à s’autoriser à écrire même avec des erreurs... du moment que l’atelier d’écriture est un laboratoire dans un esprit de bienveillance et de non jugement, les risques de se sentir en échec sont presque inexistants... j’ai remarqué que souvent les participants se sentent en échec quand ils comparent leur production à celle du voisin qui aura écrit un texte un peu plus long... avec moins d’erreurs... avec plus de poésie...
Le défi, c’est que les personnes deviennent aussi exigeantes pour leurs propres écrits et qu’elles se rendent compte qu’un texte est transformable, raturable, rien n’est jamais définitivement perdu... qu’elle réalise que leur texte est "fini" quand elles mêmes en sont satisfaites...
J’ai souvent été surprise de l’émulation du groupe et de la confiance que peuvent acquérir les personnes en partageant leurs écrits, en les faisant lire à haute voix par leurs collègues... Que d’émotions positives et constructives...
N’ayons pas peur de relever ce défi de croire jusqu’au bout en la capacité des personnes. L’atelier d’écriture n’est qu’un moyen... mais un beau moyen, qui a mon avis ouvre bien d’autres portes que celles de la confiance, de la réussite par la difficulté dépassée, mais aussi l’acquisition d’assurance et de savoirs divers, pas seulement liés à l’écriture.
Bonne fin d’atelier et belles productions poétiques et variées.
Bien amicalement
Pascale