Son odeur est celle d’une tartine grillée
D’une biscotte, d’un pain beurré
Je tiens à cette brune rôtie
Quand j’caresse son ventre rebondi
Cette bedaine d’avale-tout-cru
Ce cabanon du borborygme farfelu
Je ne peux qu’en être ébaubi
Je tiens à ce bedon gras, dodu
Elle ronfle comme un grizzly
La valse musette de mes nuits
Ca me barbe, ça bourdonne
Et la fatigue qui me gloutonne
J’ la tire de son roupillon
Elle me reçoit la tête en chiffon
Je lui conte papillon
Elle m’étreint d’un air folichon
Ce n’est pas son bon "Dieu"
Qui, de "je ne sais où", nous unira
Je ne suis pas très pieux
Je veux juste un moment elle et moi
Je tiens a cette bouclette biscornue,
A ces échasses aguichantes,
A cette javanaise goulue,