autrui


Écriture solitaire ? Non, partagée !

L'écriture serait-elle par nature un fait solitaire qui ne se partage pas ? Nous avons fini par admettre sans plus nous questionner la vision romantique de l'écriture, avec l'image de l'écrivain retiré dans son antre, tout entier tourné vers lui-même et son œuvre.
Certes, "Faire de l'écriture un bien partagé", est une expression[1] forte, reprise ici et là, en France et ailleurs. Elle a l'air d'aller de soi, mais elle demande à être travaillée. Nous désirons montrer qu'elle peut se vivre au cours de toutes sortes de situations. À partir de quatre exemples, nous tenterons de mettre en lumière ce qu'elle signifie pour nous.
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La langue, archipel de l’ambigüité

 

 
Un retour sur une semaine d’ateliers d’écriture et plus…
 La langue, la meilleure… ou la pire des choses ? La langue, moderne réincarnation de la figure de Janus[1] ? Quand l’une des faces nous ouvre à la rencontre et au partage, l’autre nous confinerait dans une identité bornée, nous enfermerait dans une case essentiellement administrative, nous ouvrirait (ou nous fermerait) un droit ?
Ce questionnement nous a conduits à proposer, dans le cadre de l’Université de printemps 2014 de Lire et Ecrire, cinq jours d’ateliers d’écriture sous l’intitulé : ‘L’atelier d’écriture, outil ou défi pour une formation à l’interculturel’.
Le retour que nous en proposons ici prend la forme d’un kaléidoscope mêlant descriptifs d’ateliers, réflexions sur le rapport entre ‘langue’ et ‘intégration’, brève mise au point sur ce qu’est et permet l’atelier d’écriture, portraits et témoignages.
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Numérique : le bonheur et le risque

Quelques outils inattendus pour faire de la classe
 un espace d’action et de réflexion. 

(Cet article est paru dans la revue Dialogue, N°153
« Enseigner, apprendre avec le numérique
(Juillet 2014)

Michel Neumayer

 En me fondant sur le récit de quelques pratiques de classe et de formation d’adultes, je plaide pour que l’école soit un lieu où se complexifie, entre adultes et enfants,notre regard sur les formes actuelles de communication humaine à travers les réseaux sociaux, les courriels, les SMS.
Loin de toute idée d’anathème, nous avons besoin de recul réflexif pour résister à ce qui pourrait être le vrai danger de nos sociétés contemporaines :
– l’aplatissement du temps et de l’espace dans la relation ;
– le renvoi aux oubliettes du monde matériel ;
– la croyance aveugle en des techniques, des protocoles d’échanges, des machines qui auraient mis la main sur l’humain et en gèreraient à notre place le bonheur et le risque.
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